Les chiffres du burn-out en France

Il reste difficile de mener une lutte en bonne et due forme contre le burn-out, puisque ce dernier peine encore à se faire une réelle place auprès des professionnels de santé, faute de reconnaissance officielle. Certaines associations, comme VLB - Vaincre Le Burn out, poursuivent cette mission forte au quotidien et accompagnent les victimes, de plus en plus nombreuses.

L’épuisement professionnel n’est pas une légende : souvent sous-estimé, il touche cependant de nombreux salariés en France. Si elle a été tue pendant de nombreuses années, la souffrance psychique au travail est aujourd’hui un vrai débat de société et le terme de burn-out est entré, malheureusement, dans notre langage courant. D’où vient ce stress intense, qui fait perdre leurs moyens à des dizaines de milliers de salariés ? Les dessous du mal du siècle.

Les évaluations chiffrées

Il n’existe pas d’échelle officielle pour mesurer le burn-out chez les salariés, mais plusieurs études ont permis de dresser un premier bilan chiffré. Ainsi, selon l’Institut de veille sanitaire, 480 000 personnes en France seraient en détresse psychologique au travail et le burn-out en concernerait 7%, soit 30 000. Une étude du cabinet Technologia révèle un chiffre bien plus inquiétant : 3,2 millions d’employés, c’est-à-dire 12% de la population active, présenteraient un “risque de burn-out”.

Un phénomène reconnu par l’OMS

Le burn-out apparaît dans la classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la Santé dans le chapitre qui liste les facteurs impliquant un recours aux services de santé. Pour autant, il n’est pas considéré comme une maladie, mais plutôt comme un syndrome lié à un stress chronique au travail. L’OMS précise bien que ce terme concerne uniquement le contexte professionnel.

Les origines du stress au travail

La qualité de vie au travail est partie prenante de l’épanouissement des salariés. Et de nos jours, elle ne dépend plus uniquement du job en lui-même mais aussi de tout l’environnement autour. De nombreux éléments pèsent dans la balance : les conditions de travail, les relations avec les supérieurs, les pairs et les clients, la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle, etc.

Les conséquences visibles du burn-out

Un grand flou subsiste autour du burn-out, et pourtant, ce concept est apparu il y a plus de 40 ans, mis en lumière par le psychiatre Freudenberger. Les effets de ce syndrome seraient identifiables à plusieurs niveaux :

  • Sur le plan émotionnel : le burn-out entraîne souvent des angoisses, des appréhensions et de la tristesse.
  • Au niveau somatique : le stress engendre parfois des douleurs au niveau du dos, des maux de tête, des troubles du sommeil ou encore des vertiges.
  • D’un point de vue cognitif : le salarié en proie à l’épuisement professionnel ne parvient plus à mener à bien ses missions.
  • En termes de comportement : on peut assister à un isolement et à un repli sur soi.

Il reste difficile de mener une lutte en bonne et due forme contre le burn-out, puisque ce dernier peine encore à se faire une réelle place auprès des professionnels de santé, faute de reconnaissance officielle. Certaines associations, comme VLB – Vaincre Le Burn out, poursuivent cette mission forte au quotidien et accompagnent les victimes, de plus en plus nombreuses.