Témoin ou mis au courant d'un harcèlement dans le cadre professionnel, comment alerter ?

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Témoin ou mis au courant d'un harcèlement dans le cadre professionnel, comment alerter ?

19 janvier 2022

Les récentes révélations dans les médias ont montré combien le fait d’alerter n’était pas une évidence pour celles et ceux témoins de harcèlement sexuel et/ou moral. Chacun peut alors légitimement se demander comment signaler pareille situation, a fortiori lorsqu’elle se déroule au travail.

Or la crainte de pas être cru (voire de risquer sa place), est encore bien ancrée dans le cadre professionnel. Il est alors important de savoir que le Code du travail protège autant les plaignants que les témoins. Dénoncer un fait de harcèlement, même si celui-ci n’est pas établi, ne peut pas faire l’objet d’une sanction ou d’un licenciement. En outre, si le salarié qui témoigne est de mauvaise foi, c’est à l’employeur de le prouver.

Pour cela néanmoins, le témoin du harcèlement doit avoir qualifié la réalité des faits. Cela ne signifie pas qu’il doit en avoir les preuves matérielles – bien souvent impossibles à obtenir, surtout lorsque l’on n’est « seulement » témoin – mais qu’il exprime par écrit ce qu’il a constaté.

Les témoignages et l’appui des autres salariés constituent des facteurs très importants dans la libération de la parole. Les personnes harcelées, que ce soit par un collègue, leur manager, leur employeur ou même un client, ont avant tout besoin d’être crues et soutenues. Selon l’entreprise, il faut alors alerter le CSE et le service RH. Dans les PME qui n’ont ni l’un ni l’autre, c’est vers l’inspection du travail qu’il faut se tourner dans un premier temps.