Savoir, savoir-faire et savoir-être…

La réunion de ces trois éléments constitue l'essence de la compétence : trois facteurs d'une même entité.

La notion de compétence, bien que très ancienne, revêt désormais un caractère central dans les préoccupations managériales et RH. Le monde de l’entreprise se réapproprie peu à peu cette notion qui s’articule autour de trois axes : le savoir, le savoir-faire et le savoir-être.

La réunion de ces trois éléments constitue l’essence de la compétence : trois facteurs d’une même entité.

Le Savoir

Livresque, universitaire, expérientiel… le savoir regroupe toutes les connaissances d’un individu sur différents sujets. Acquis au fil des ans, ce savoir jouit d’une qualité exceptionnelle : il peut grandir à l’infini ; et d’un talon d’Achille majeur : il peut s’oublier.

Mais sa plus grande vertu, dans le cadre de l’entreprise qui nous intéresse ici, est que ce savoir est transmissible, qu’il peut bénéficier à d’autres personnes ou à une entité, qu’il peut compléter ou enrichir un autre savoir…

On peut le qualifier d’outil donc, celui qui va permettre à une entreprise de s’enrichir (au sens non lucratif du terme dans un premier temps…) de personnes d’horizons et de culture différentes pour pouvoir structurer des équipes polyvalentes et complémentaires.

Le Savoir-faire

Le savoir-faire se définit comme la mise en pratique de ses connaissances pour la réalisation d’une tâche.

Sémantiquement, il allie l’action à la connaissance. Là encore, ce savoir-faire possède la particularité de pouvoir s’enrichir en permanence, d’évoluer et fonction des circonstances, des complémentarités et de la pratique.

De plus, il se transmet et même doit se transmettre car il n’existe que par ses praticiens et meure faute d’être enseigné. Il représente toute l’expertise pour une entreprise, son gage de qualité, d’originalité, de fiabilité et d’excellence. Il est la réelle valeur de l’entreprise.

Le Savoir-être

Ce dernier élément revêt, depuis quelques années une importance de plus en plus centrale dans la sélection des collaborateurs au sein des entreprises. Il peut se définir comme un critère correspondant à l’attitude et à la psychologie des personnes dans leur pratique professionnelle.

La proactivité, la faculté à proposer toujours davantage pour stimuler les équipes, la capacité à s’intégrer et à faire vivre des groupes…. Tous ces éléments rendent de plus en plus prégnant la notion de savoir-être et son importance ne fait qu’augmenter.

Le lien qui les unit tous

Il fut un temps, pas si éloigné, où, seuls les deux premiers critères avaient valeur pour les recruteurs. L’exigence tenait dans la seule connaissance et la faculté à la traduire en actes bénéfiques pour l’entreprise. Le changement des aspirations sociétales a bouleversé cet ordre établi pour redonner une valeur primordiale au savoir-être. Les nécessités de performance alliées aux impératifs nouveaux de motivation des équipes, de synergie dans leurs actions et d’émulation collective, nécessitent la prise en compte de nouveaux critères comme la capacité à communiquer, à échanger ou d’autres plus éthiques ou moraux.

Le lien qui unit ces trois notions dans un mécanisme d’interdépendance continuel est essentiel. Le savoir, en dehors des salons, ne sert que peu s’il ne se traduit pas en savoir-faire… de même, que valent ces éléments s’ils ne sont pas transmis à d’autres, s’ils ne s’enrichissent pas entre eux ? Et, pour ce faire, il est nécessaire de développer d’autres qualités telles que l’écoute, la communication, le goût pour la nouveauté, la capacité à se challenger, la soif de nouveauté… autant d’éléments que recouvrent le savoir-être.

La difficile équation intégrant ces 3 critères définit la compétence que les entreprises doivent trouver pour former leurs équipes. L’alchimie de tous ces critères explique sûrement la complexité actuelle des processus de recrutement devenus d’une sélectivité et d’une précision souvent déroutante pour les candidats.