Former les leaders de l’économie à impact

Avec son Programme Associé / On Purpose forme depuis 2010, 2015 à Paris, des professionnels souhaitant rejoindre l’économie à impact. Il s’agit de détecter chez ces futurs leaders, des compétences transférables, d’en développer de nouvelles pour servir une économie plus saine et durable.

Avec son Programme Associé / On Purpose forme depuis 2010, 2015 à Paris, des professionnels souhaitant rejoindre l’économie à impact. Il s’agit de détecter chez ces futurs leaders, des compétences transférables, d’en développer de nouvelles pour servir une économie plus saine et durable.

A l’origine de l’aventure On Purpose se trouve Tom Rippin. Successivement chercheur dans le domaine de la lutte contre le cancer, consultant en stratégie chez McKinsey, dirigeant de plusieurs ONG, à travers ses différentes expériences professionnelles il identifie un double besoin. De nombreux cadres cherchent à trouver davantage de sens à leur métier alors que les entreprises sociales peinent à recruter des talents. Il s’inspire alors des « graduate programs » des grandes entreprises anglo-saxonnes pour créer On Purpose en 2009, à Londres.

Proposer expérience professionnelle et formation

Le principe est simple : On Purpose propose deux CDD de six mois à des professionnels ayant entre 3 et 15 ans d’expérience, dans des entreprises sociales. En parallèle, chaque vendredi après-midi, ces jeunes « Associés » se retrouvent autour de différents intervenants pour suivre un programme pédagogique bâti autour de deux axes principaux : l’impact et le leadership. Le premier volet vise à passer en revue les enjeux sociaux et environnementaux, à analyser les modèles existants pour y répondre de manière pérenne. Le second à explorer la question du leadership à travers trois niveaux : celui de l’individu, des organisations et du système.

Chez On Purpose, on réfute le cliché du leader meneur d’hommes. “La question qu’il convient de se poser c’est plutôt : quel leader suis-je? En connaissant ses moteurs, ses valeurs, ses préférences, on peut s’appuyer sur ses forces pour avoir un impact sur le monde “explique Rima Mokaiesh co-dirigeante du bureau parisien de l’association.

Organiser un processus de sélection identique à Paris, Londres et Berlin

Les candidats présélectionnés, après une première candidature en ligne, passent trois entretiens avec six personnes en tout : un représentant de l’association, des Associés et/ou des anciens du programme (les Fellows). Ceux qui le souhaitent peuvent être accompagnés dans leur préparation. “Nous évaluons les compétences transférables que nous estimons importantes, par exemple la capacité à résoudre des problèmes complexes, à gérer des projets, des relations humaines, à s’adapter” précise Rima Mokaiesh. Chaque promotion compte une quinzaine d’élus.

Privilégier la satisfaction du groupe

L’une des particularités du système réside dans le choix aléatoire des missions. En effet ce ne sont pas les recrues mais un algorithme qui détermine l’attribution des postes aux Associés. “L’algorithme ne se base pas sur une préférence personnelle mais sur la maximisation de la satisfaction pour le groupe. Accepter l’incertitude de ces attributions constitue déjà un changement de paradigme” explique la co-dirigeante. Parmi les entreprises hôtes on retrouve aussi bien Enercoop que Danone, Emmaüs Connect, l’Adie, Simplon ou encore Moulinot. Au total, depuis sa création, 600 personnes ont suivi le programme, accueillies dans plus de 250 entreprises à Londres, Paris et Berlin, où se trouvent les trois bureaux d’On Purpose.

L’ambition: développer une économie plus saine

Du coté des candidats, ce qui réunit une distributrice dans le cinéma, un consultant en stratégie, une cadre dans la banque c’est le besoin d’aligner leurs convictions, leurs valeurs personnelles avec leur travail au quotidien. Tous ont en commun l’envie de trouver des missions porteuses de sens et l’ambition de participer au développement d’une économie saine et plus durable.

A l’issue du programme certains choisissent de le faire au sein même de leurs entreprises comme Donatienne, Responsable innovation sociétale à la fondation Total. D’autres changent de secteur mais restent dans des univers de métiers connus comme Perrine qui après avoir passé des années dans une banque d’affaire met ses talents au service de la direction financière d’une coopérative. D’autres enfin, opèrent des tournants radicaux. C’est le cas de Christian, analyste chez Google, qui a choisi, pour se sentir plus proche du terrain et de ses convictions, de devenir responsable logistique et commercial d’une entreprise de recyclage.

« Nous pensons que l’économie sera transformée par les organisations, qui seront elles-mêmes transformées par les professionnels qui y travaillent. Cest pourquoi lon investit dans les talents » conclut Rima Mokaiesh.

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Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.