Les congés de deuil, quelles sont les règles actuelles ?

Aujourd’hui, pour ce qui est la perte la plus tragique, celle d’un enfant, la période de congé est de 5 jours. Il va sans dire qu’entre la douleur et les nombreuses démarches administratives, ce temps ne suffit évidemment pas.

Les tergiversations dans l’hémicycle, et plus encore la polémique qui a suivi, ont mis en lumière la réalité des congés de deuil. Aujourd’hui, pour ce qui est la perte la plus tragique, celle d’un enfant, la période de congé est de 5 jours. Il va sans dire qu’entre la douleur et les nombreuses démarches administratives, ce temps ne suffit évidemment pas.

En parallèle, quelles sont donc les autres règles de congé de deuil dans la loi actuelle ? Dans le Code du travail, les congés pour deuil sont inclus dans les congés pour événements familiaux. Autrement dit, cela regroupe autant les événements tristes que les occasions joyeuses : décès, mariage, naissance.

La loi prévoit trois jours pour le décès d’un conjoint, qu’il s’agisse d’un couple marié, en concubinage ou pacsé. Ces trois jours concernent également le décès du père, de la mère, ainsi que du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur. Si le décès survient avant un week-end, ou avant un jour férié, ces jours de congé s’ajoutent bien sûr aux autres jours non travaillés. Mais, bien évidemment, les deuils ne concernent pas seulement la famille, tout comme la présence aux obsèques. Que se passe-t-il lors du décès d’un ami(e) proche ou du/de la conjointe de celui-ci ? Dans ce cas-là, qui pourrait, il est vrai, entraîner quelques abus, la loi ne prévoit rien. Il est donc nécessaire de s’entendre avec son employeur pour prendre une après-midi de congé sur les jours dus ou de rattraper ses heures.