L’entrepreneuriat low-tech, une philosophie qui gagne du terrain

Dans une société toujours plus high-tech, un retour à la sobriété et à la simplicité est-il possible ? ? C’est le fer de lance de la low-tech. Derrière cet oxymore, se cache en réalité une vraie philosophie d’avenir, qui consiste à utiliser des techniques de production simples, économiques et écologiques.

Dans une société toujours plus high-tech, un retour à la sobriété et à la simplicité est-il possible ? ? C’est le fer de lance de la low-tech. Derrière cet oxymore, se cache en réalité une vraie philosophie d’avenir, qui consiste à utiliser des techniques de production simples, économiques et écologiques. Il ne s’agit pas de régression, bien au contraire… La low-tech permet de mettre en œuvre des actions concrètes, pour préserver l’environnement et pour construire le monde de demain.

Un retour aux sources nécessaire

Le concept de low-tech (“basse technologie”) remonte aux années 70, mais s’est récemment démocratisé. Il s’oppose aux technologies de pointe, regroupées sous l’appellation “high-tech”.

Plutôt que de développer en permanence de nouvelles techniques complexes et énergivores, et si nous tirions profit des méthodes artisanales et traditionnelles ? La low-tech a pour ambition de répondre à des besoins primaires, quand les objets high-tech apportent souvent du superflu. Cette philosophie repense totalement l’activité humaine, en valorisant les concepts de “Do it yourself” et d’économie circulaire. Le low-tech Lab, qui est un ambassadeur incontournable du mouvement, définit cette technologie avec trois maîtres-mots : utilité, accessibilité et durabilité.

Ces entreprises pionnières de la low-tech

Sur tout le territoire, des centaines de projets low-tech ont vu le jour, dans des domaines variés. Agriculture, énergie, santé, habitat, mobilité, hygiène : ces entrepreneurs partagent une vocation commune, celle de faire bouger les choses et de réinventer le futur.

La start-up FabBrick, par exemple, s’attaque à l’une des industries les plus polluantes : le textile. Son concept ? Recycler les déchets textiles pour donner vie à des matériaux de construction écologiques. L’énergie renouvelable, sujet phare de notre époque, est le domaine de prédilection d’Unéole. La jeune entreprise a imaginé des éoliennes low-tech, qui peuvent être installées en ville, pour rendre l’énergie verte plus accessible en milieu urbain. D’autres entrepreneurs évoluent dans le domaine du transport, comme Olvo avec ses livraisons à vélo cargo ; de la cuisine, à l’instar de Solar Brother qui développe des solutions solaires ; ou encore de l’hygiène : c’est le cas de Toilettes & Co, qui propose des toilettes à compost.

Face à l’avenir complexe qui se dessine devant nos yeux, la low-tech propose une alternative plus responsable et plus durable pour répondre aux besoins d’une population croissante, sur une planète aux ressources limitées…