Dossier biais cognitifs | La loi de Brooks

Cette loi énonce qu’en augmentant le nombre de collaborateurs ou d’employés, un seuil critique est atteint lorsque cette multiplication pose davantage de problèmes que de solutions, on parle alors de rendements décroissants

Le concept de biais cognitif a été développé dans les années 1970 par les psychologues Daniel Kahneman (prix Nobel en économie en 2002) et Amos Tversky pour expliquer certaines tendances menant à des décisions irrationnelles dans le domaine économique. De nombreux biais cognitifs ont depuis été mis en lumière par des économistes ou des psychanalystes dans le domaine du travail et l’environnement d’entreprise… Ce sont ces biais spécifiques que tous les acteurs du monde de l’entreprise connaissent auxquels nous allons ici nous intéresser…

Cette loi énonce qu’en augmentant le nombre de collaborateurs ou d’employés, un seuil critique est atteint lorsque cette multiplication pose davantage de problèmes que de solutions, on parle alors de rendements décroissants.

Le schéma ci-dessous illustre les chemins exponentiels en termes de relation et de discussion, devenant très rapidement contre productifs, qu’engendre une inflation de personnel dans une structure.

Suivant une illusion de logique, on imagine que le travail d’une personne pendant x mois pourrait être réalisé par x personnes pendant 1 mois !

Fred Brooks, dans son ouvrage The Mythical Man-Monthmettait en lumière une nouvelle unité de mesure, appelée mois-homme, correspondant au travail effectué par un homme pendant un mois. Il décrivait dans son ouvrage les facteurs qui prouvaient une non-corrélation entre le temps, la masse de travail et le nombre de personnes pour effectuer ces taches.

Sa devise : “Neuf femmes ne font pas un enfant en un mois” illustre parfaitement son propos.

D’une part, le temps est un facteur primordial pour que les personnes deviennent productives “effectivement” après une embauche. Une nécessaire phase de formation est nécessaire pour les nouveaux arrivants prennent leur place, la nouveauté est chronophage et détourne les employés productifs de leurs taches, sans que les nouveaux employés soient encore dans une phase de production. 

Ensuite, une nécessaire adaptation à l’entreprise, aux modes de communication, aux procédures internes et aux relations humaines freinent encore cette productivité attendue.

Enfin, et ceci est le point d’orgue de la loi de Brooks : il est illusoire de croire que la multiplication, des salariés est bénéfique à la résolution de tous les problèmes, toutes les tâches n’étant, par essence, pas divisibles.La clé réside donc dans une absolue maitrise de la qualité et de l’opportunité des embauches.

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Nos valeurs
Au sein de l’Observatoire de la Compétence Métier, notre ambition première est de remettre l’humain au centre de l’équilibre des entreprises.

Depuis sa création, l’Observatoire de la Compétence Métier s’est donné pour mission de fédérer et d’informer les professionnels et les particuliers sur la nécessaire préservation et promotion de l’humain ainsi que de la compétence métier en entreprise. Nous sommes en effet convaincus que la compétence métier et l’expertise des femmes et des hommes qui composent l’entreprise se révèlent à long terme un patrimoine inestimable.

Notre ambition, au travers de nos publications, est d’affirmer avec conviction que ces valeurs sont le véritable patrimoine de l’entreprise, la réelle valeur ajoutée et surtout la meilleure protection contre les dérives actuelles que sont la standardisation, la vision court-termiste et le nivellement par le bas des logiques d’entreprise.